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Copropriété : Qui fait quoi?
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| · Les promoteurs immobiliers se disent confrontés à la réticence de toutes les autres instances · Selon eux, aucun contrat de vente à crédit n’a été signé depuis l’entrée en vigueur de la loi LES
horizons sont divers mais le reproche unanime. L’article 12 de la
nouvelle loi sur la copropriété serait inapplicable et l’exigence
de l’authenticité pour tout acte touchant la copropriété
une chimère. Et ce sont les promoteurs immobiliers qui en souffrent
le plus. “Le blocage que nous rencontrons à tous les niveaux
gèle notre activité”, déplore Youssef Ibn Mansour,
président de l’Association des lotisseurs et promoteurs immobiliers
de Casablanca (ALPIC), lors du point de presse organisé le 10 décembre.
Pour rappel, le nouveau texte qui est entré en vigueur le 8 novembre
dernier, exige l’authenticité pour tout acte touchant la
copropriété, notamment pour le contrat de prêt. C’est
justement là où le bât blesse. Les banques ayant depuis
toujours eu le privilège de rédiger leur propre contrat
de prêt, résistent à la nouvelle disposition et refusent
de confier ces contrats au soin du notaire. Il convient de signaler à
ce sujet que ces établissements ont même demandé au
ministère de la Justice une habilitation, qui leur permettra de
continuer à rédiger les contrats de prêt. Une solution
qui ne semble pas déranger outre mesure l’ALPIC. “Nous
appuyons la requête des banques, pourvu qu’elle débloque
la situation”, affirme un membre de cette association. Outre le
promoteur immobilier, c’est le client final qui subit actuellement
les affres de l’article 12. Celui-ci ne sait plus vers quelle instance
se tourner. Les banques refusent de revoir leur modèle de contrat,
et préfèrent attendre la décision du ministère
de la Justice. Les notaires continuent pour leur part d’exiger la
présence de tous les cocontractants pour la signature de l’acte.
“Rien de plus normal, c’est une obligation légale d’authenticité.
Reste que ni le directeur d’une banque ni le promoteur immobilier
ne disposent d’assez de temps pour se déplacer chez le notaire
à chaque fois qu’un contrat doit être signé.
C’est là la plus grande difficulté pratique de cette
loi”, fait observer le président de l’ALPIC. Paru
dans L'economiste
n°1661 du 12 décembre 2003 |
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